Pourboires : le dispositif d’exonération prolongé jusqu’en 2028

Publié le 16 mars 2026

Les pourboires remis volontairement par les clients aux salariés en contact direct avec la clientèle restent exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu. La loi de finances pour 2026 prolonge ce dispositif jusqu’au 31 décembre 2028, permettant ainsi aux salariés dont la rémunération ne dépasse pas 1,6 Smic de continuer à bénéficier de cette mesure.

Quelles sommes sont concernées par l’exonération des pourboires ?

Cette exonération s’applique aux sommes versées directement au salarié, en espèces ou par carte bancaire, ainsi qu’aux pourboires collectés par l’employeur et reversés au personnel. Seules les sommes obligatoires incluses dans la note, comme le pourcentage de service, ne sont pas concernées.

Quels salariés peuvent bénéficier du dispositif ?

Le dispositif cible principalement les salariés des secteurs où le pourboire est courant, notamment les cafés, hôtels, restaurants (CHR), mais aussi les taxis, coiffeurs et autres établissements de services. Pour être éligible, le salaire du mois ne doit pas dépasser 1,6 Smic, calculé sur la base de la durée légale ou contractuelle du travail, hors majorations des heures supplémentaires et sans compter les pourboires reçus.

Quelles cotisations et contributions sont exonérées ?

L’exonération couvre toutes les cotisations et contributions légales ou conventionnelles : sécurité sociale, chômage, retraite complémentaire, CSG, CRDS, contribution solidarité autonomie, contribution unique à la formation professionnelle, taxe d’apprentissage, participation à l’effort de construction et versement mobilité.

Contexte et historique du dispositif

Cette mesure répond à une demande des organisations professionnelles du secteur CHR face à l’essor du paiement par carte bancaire et à l’importance croissante des pourboires dans la rémunération complémentaire des salariés en contact avec la clientèle. Depuis son annonce en 2021, la mesure a été progressivement reconduite par les lois de finances 2022, 2024 et 2025, avant d’être confirmée pour trois années supplémentaires par la loi de finances 2026.